27 mai 2006

Souffle


 

 

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Rodin


Courir à l'étouffée sous l'emprise d'un baiser

Etrange est son emprise tendre et démesurée

A l'esprit son envol et au coeur son étreinte

Grisante et mortelle comme au poète l'absinthe

 

L'échappée devient lourde et le pas discordant

Tant sa chaîne dorée a le maillon serré

Mais le fou est si loin qu'il ne voit ni n'entend

Qu'il traîne dans son sillon le fardeau de l'amant.


 

 

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