29 mars 2005

Sur Une Pavane de Fauré

Doucement douloureusement elle m'étreint
Elle couve et puis jaillit soudain
Source de toute chose qui jamais ne s'éteint
A portée de cri de coeur sur la paume des mains

Douce et chaude nuée éclatant d'un regard
Palpitante et sauvage ou bien muse endormie
Chant grelé du ruisseau à volcan qui gémit
Nul ne sait quand elle vient et vers qui elle repart

Merveilleuse souffrance en blanche langueur
Que recueille dans sa course toute la pluie des yeux
Et qui explose en un rire au sucre des saveurs
Berceuse immémoriale dans le berceau des dieux


Aza

14 mars 2005

Chhhhhhhh

Lisse et léger
A petits pas feutrés
Glisse et disparaît
Par la porte entrebaillée

Doux et soyeux
D'or grisant dans les yeux
Compagnon silencieux
De mes états ombrageux


Aza

Sapho