19 janvier 2005

Le Jour d'Il


"Foetale" Bernard Kapfer
Il a commencé par se taire
Il a fini par se terrer
Enfermé dans sa petite aire
De triste amer ou à pleurer

Des mots des doigts comme des crochets
Des maux de soie à déchirer
Petite bulle d'atmosphère
Où l'on a peine à respirer
Il a plongé dans les enfers
Les âpres gouffres du laisser

Il a commencé par se taire
Mais ses non-dits ont tant crié
Que place vint à manquer dans l'aire
Et de trop haut il est tombé


Aza

Commentaires

C'est une poésie troublante qui demande plusieurs lectures. Les mots sont comme un voile masquant une autre réalité. Très joli. Cela prend de la dimension à mesure qu'on le lit...

PS: on ne voit pas le titre en entier: Le jour d'I... Icare ?

Écrit par : Marco | 19 janvier 2005

Non, Marco, c'est le Jour d'IL, lui. Lui qui ne trouve plus les mots et qui les crie du plus fort qu'il peut. Lui qui de son silence a forgé des murailles et qui se retrouve enfermé derrière, parce que les mots justement lui ont manqué. La poésir est triste, elle interpelle mais on se dit avec intrigue et espoir qu'elle n'est pas finie et qu'il retrouvera ses mots comme autant de béquilles pour l'aider à repartir et à briser sa bulle.
La question est : y parviendra-t-il seul ?

Écrit par : Thomas | 20 janvier 2005

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